Retour au bureau : les entreprises rappellent leurs équipes… mais que leur offrent-elles vraiment ?

Matthieu Delisle Builles, directeur commercial du Groupe TDS

Services aux salariés, hospitalité sur site, expérience collaborateur : pour Matthieu DELISLE BUILLES, Directeur Commercial du Groupe TDS, l’attractivité du travail passe désormais par des solutions concrètes qui simplifient le quotidien sur le lieu de travail.

Retour progressif au bureau, nouvelles attentes des salariés, politiques QVT qui montrent leurs limites… Les entreprises cherchent aujourd’hui comment redonner de l’attractivité au travail sur site. Pour Mathieu Delisle, Directeur Commercial du Groupe TDS (spécialiste des services de Conciergerie et de l’Hospitality en entreprise) la réponse passe de plus en plus par l’expérience concrète vécue au quotidien par les collaborateurs : l’accueil, les services et les attentions qui simplifient la vie au travail.

Le Groupe TDS accompagne aujourd’hui plus de 350 sites en France à travers ses cinq marques, Easylife, Corporate Premier, TODOTODAY, la minut’rit et Fidensio , avec une conviction simple : l’attractivité d’un lieu de travail ne se décrète pas. Elle se construit dans les détails du quotidien.

C’est réel, et ça s’installe. Amazon, Google ou Salesforce ont ouvert la voie aux États-Unis avec des politiques de retour au bureau très affirmées. En France, le mouvement est plus progressif, notre cadre social et notre culture managériale sont différents mais la tendance est bien là.

Aujourd’hui, plus de 7 entreprises sur 10 ont instauré des jours de présence obligatoires pour leurs équipes, selon les dernières enquêtes menées auprès des cadres français. Le télétravail reste présent, mais les organisations cherchent désormais à retrouver davantage de présence collective sur site.

Beaucoup de dirigeants ont pris cette décision pour de bonnes raisons : recréer du lien dans les équipes, faciliter la créativité, mieux intégrer les nouveaux collaborateurs. Les études de l’APEC montrent d’ailleurs que près d’1 cadre sur 2 estime que le travail entièrement à distance fragilise les dynamiques collectives. Mais entre prendre la décision et réussir à la faire accepter durablement, il y a souvent un écart.

La contrepartie. Revenir au bureau quatre jours sur cinq, la plupart des salariés l’acceptent. Mais ils observent.
Est-ce que l’entreprise a pensé à lui ? Est-ce qu’elle lui a rendu quelque chose en échange de ce temps de trajet retrouvé, de cette organisation plus contrainte ? Et souvent, la réponse n’est pas très convaincante.

Les attentes des salariés ont beaucoup évolué ces dernières années. Selon le Baromètre Qualité de vie et conditions de travail de Malakoff Humanis, près de 8 salariés sur 10 considèrent aujourd’hui que la qualité de vie au travail est un enjeu important dans leur engagement professionnel.

Dans le même temps, les collaborateurs attendent de plus en plus des solutions concrètes qui facilitent leur quotidien : des services accessibles sur leur lieu de travail, des attentions qui simplifient l’organisation personnelle, ou encore des espaces réellement pensés pour souffler entre deux temps de travail.

Quand ces éléments ne sont pas au rendez-vous, un phénomène assez discret apparaît : les salariés restent, mais ils s’engagent moins. Ce sont ces formes de désengagement progressif qui coûtent le plus cher aux entreprises sur la durée.

Oui, mais souvent dans des dispositifs qui restent assez périphériques. Le babyfoot dans la salle de pause, la newsletter mensuelle sur le bien-être, le séminaire annuel de cohésion d’équipe… Ce sont des initiatives positives, mais elles ne changent pas toujours l’expérience vécue au quotidien.

Les salariés font très bien la différence entre un discours sur le bien-être et une attention réelle portée à leur vie de tous les jours. Les indicateurs restent préoccupants. Selon les dernières données publiées par la DARES et plusieurs baromètres nationaux sur les conditions de travail, une part importante des salariés exprime aujourd’hui un niveau de fatigue mentale élevé et une insatisfaction vis-à-vis de leurs conditions de travail.

Ce n’est pas seulement une question de budget. C’est souvent une question de pertinence. Les politiques QVCT ont parfois été pensées pour être visibles, pas forcément pour être utiles.

L’expérience vécue, heure par heure ! Pas les grands discours. Les petits détails qui changent une journée de travail.
La collaboratrice qui dépose son pressing en arrivant au bureau le matin et le récupère en repartant le soir. Elle a gagné du temps sur sa semaine, mais surtout elle a libéré de la charge mentale.

Le manager qui peut organiser un déjeuner client ou réserver une salle en deux minutes depuis un service sur site, sans passer vingt minutes à chercher. Le salarié parent qui peut déléguer la recherche d’une solution de garde d’urgence quand un imprévu survient. Ou simplement un espace de pause réellement pensé pour souffler. Pas un coin de couloir avec une machine à café coincée entre deux cloisons, mais un lieu où l’on peut s’arrêter dix minutes, échanger, reprendre son souffle entre deux réunions.

Ces moments paraissent anodins, mais ils façonnent l’expérience réelle du travail. Sur beaucoup de sites que nous accompagnons, les espaces de Conciergerie deviennent un peu la place du village de l’entreprise. C’est un endroit où l’on passe, où l’on échange, où l’on s’arrête quelques minutes. Et ce type de lieu recrée du lien là où le télétravail avait parfois dilué les interactions.

Exactement. Et c’est ce que nous développons au sein du Groupe TDS depuis plusieurs années : une approche globale des services et de l’hospitalité sur le lieu de travail. L’idée n’est pas d’additionner des prestations, mais de créer un véritable écosystème qui améliore concrètement l’expérience des collaborateurs sur site.

Avec Easylife, nous couvrons les services du quotidien : pressing, réception de colis, courses, réparations, coiffure, lavage auto… tout ce qui simplifie la vie sans que les salariés aient à quitter leur lieu de travail.

Corporate Premier intervient davantage sur l’hospitalité intégrée : l’accueil, l’expérience visiteurs, l’animation des espaces et la qualité de vie sur site.

TODOTODAY s’adresse plutôt à des environnements immobiliers premium où l’excellence de service devient un marqueur fort pour les occupants.

La Minut’Rit propose une Conciergerie plus légère et très ancrée localement, qui fait appel à des artisans et à des partenaires du territoire.

Et Fidensio complète l’ensemble avec une solution digitale avec casiers accessible à tout moment.

Aujourd’hui, nous accompagnons plus de 350 sites dans 50 villes et réalisons près d’un million de services par an. Cette présence sur le terrain nous permet d’observer très concrètement ce qui améliore réellement l’expérience de travail sur site.

Ce que nous disent souvent nos clients, c’est que leurs collaborateurs parlent de ces services comme d’un avantage réel. Pas comme d’une communication RH.

Au fond, ce qui fait la différence, c’est assez simple : une journée de travail un peu plus fluide, un peu plus humaine. Des petites frictions en moins dans le quotidien. Mais il y a aussi une réalité très concrète pour les entreprises.
Remplacer un collaborateur peut coûter entre une et deux fois son salaire annuel si l’on additionne les coûts de recrutement, d’intégration, de formation et la perte de productivité pendant la montée en charge.

Face à cela, l’investissement dans des services aux salariés ou dans une Conciergerie d’entreprise bien pensée représente souvent une fraction de ce montant. Et les effets sont visibles : engagement renforcé, attractivité accrue du lieu de travail et fidélisation des équipes


Sources et études citées :

APEC, Baromètre télétravail et organisation du travail des cadres, édition 2024.

Malakoff Humanis, Baromètre annuel Qualité de vie et conditions de travail, édition 2024.

DARES – Ministère du Travail, Conditions de travail et risques psychosociaux, données actualisées 2024.

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